Maman! J'ai tout raté! Je ne suis pas capable...

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Nous avons tous eu à faire face un jour ou l’autre à la difficulté et à l’échec, que ce soit à l’école ou dans notre vie personnelle. Ces évènements peuvent agir comme des catalyseurs et des moteurs qui propulsent encore plus loin ou bien comme des évènements marquants que l’on veut à tout prix éviter, par peur d’un autre échec.  Nous avons appris, avec l’expérience que tout est dans la façon de voir et d’aborder la difficulté et l’échec.

Une maman me racontait l’expérience déchirante qu’elle a vécue récemment avec sa fille qui tout juste sortie d’une session d’examen d’admission de trois heures, était convaincue qu’elle avait tout raté. Cette jeune fille de onze ans, complètement détruite, se sentait humiliée et était persuadée qu’elle n’avait pas su répondre correctement à un grand nombre de questions. Cette mauvaise expérience fut pour elle la preuve ultime qu’elle avait raison de croire qu’elle était moins bonne que les autres qui eux, semblaient avoir trouvé l’examen facile.

Lorsque son enfant vit une dure déception et que ses larmes nous arrachent le coeur, c’est là que les choses deviennent plus difficiles à gérer. Il fait mal de voir son enfant souffrir. C’est pour cela qu’il peut être facile de tomber dans le panneau de la surprotection en blâmant les autres. En rejetant rapidement la faute sur cet enseignant qui ne l’a pas bien préparé, ou encore sur ce tuteur qui manquait d’expérience et de connaissances, certains parents croient à tort qu’ils arriveront à rassurer leur enfant et à rehausser son estime de lui. Mon expérience m’a trop souvent démontré que le résultat d’une telle approche a un effet dévastateur chez l’enfant et qu’elle ne fait que l’encourager à se fermer à toute forme d’apprentissage.

1. Laisser retomber la poussière sur le plan émotif

Lorqu’on est sous le coup de l’émotion, il est difficile de réfléchir et d’aborder un problème de façon constructive. Discuter et tenter de trouver des solution peut se faire plus facilement une fois que la poussière est redescendue et que le tsunami des émotions est passé.

2. Aider son enfant à faire la part des choses

Par la simple question « Voyons ensemble qu’est-ce qui s’est bien passé et qu’est-ce qui s’est mal passé. », l’enfant arrivera à faire la part des choses et à ne pas voir que le mauvais côté de l’expérience. 

3. Aborder la difficulté sous un angle constructif

C’est devant une situation semblable que le rôle de parent prend toute son ampleur. Voilà l’occasion idéale pour cette maman d’apprendre à sa fille qu’elle a aussi sa part de responsabilité sans pour autant la culpabiliser, bien sûr! Le parent doit apprendre à son enfant à aborder la difficulté sous l’angle constructif de l’apprentissage.

J’ai déjà entendu un papa dire à son fils qui éprouvait des difficultés en sciences et en mathématiques qu’il fallait le changer d’école dès que possible et que s’il ne réussissait pas, c’était parce que les enseignants étaient mauvais et que l’école avait une approche négative avec lui. Ce parent semble avoir cédé à la panique en décidant que son enfant n’avait rien à voir dans son apprentissage. Par cette attitude,  il déresponsabilise son enfant qui à son tour sentira que ce sont les autres qui doivent  faire des efforts et non pas lui-même.

Face à la difficulté, le parent pourrait encourager son enfant à dresser une liste des éléments qui ont causé le plus de difficulté et ceux qui ont été plus faciles à maîtriser.  C’est  ainsi qu’il arrivera à cibler ses futurs objectifs d’apprentissage. L’encourager à réfléchir sur ses forces et ses difficultés c’est aider son enfant à prendre en main son apprentissage et c’est lui apprendre qu’il fait partie de la solution et non pas du problème.

4. Aider son enfant à remonter en selle!

Une fois que notre enfant a dressé la liste des aspects qui ont été plus difficiles pour lui, on passe alors au mode solution. « Qu’est-ce que tu pourrais faire pour t’améliorer en fractions, ou en conjugaison? » Aidons-le à trouver des solutions afin qu’il passe à l’action et qu’il travaille des éléments bien précis. Si un enfant a eu de la difficulté à terminer un test, il pourrait alors revoir son rythme de travail et s’exercer à travailler un peu plus rapidement, par exemple. S’il a de la difficulté avec les fractions, il pourrait demander à son enseignant de lui donner un petit coup de pouce après l’école? S’il dit éprouver de la difficulté à se concentrer en classe, on pourrait en discuter avec son enseignant et lui demander de l’aide?

Montrer à son enfant qu’il peut identifier ses forces et ses faiblesses, qu’il a la capacité de trouver des solutions et surtout qu’il peut remonter en selle avec un changement d’attitude en posant des gestes concrets pour s’améliorer, c’est l’aider à adopter une attitude gagnante pour la vie. 

 

Sylvie Bastien-Doss

PARENTS-PROFS PARTENAIRES

Relations interpersonnelles et communication parents-école

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